Un disque qui lâche, un ordinateur volé, une fausse manipulation, un rançongiciel : le jour où vos données disparaissent, une seule question compte. Pouvez-vous les récupérer, et en combien de temps ? Pour y répondre sereinement, il existe une règle simple, utilisée par les professionnels depuis des années : la règle 3-2-1.
La règle 3-2-1 en trente secondes
- 3 copies de vos données : l’original et deux sauvegardes.
- 2 supports différents : par exemple un serveur de sauvegarde au bureau et un stockage cloud.
- 1 copie hors site : stockée ailleurs que dans vos locaux.
L’idée est qu’aucun incident unique (panne, incendie, vol, attaque) ne puisse détruire toutes les copies en même temps.
Pourquoi « une sauvegarde » ne suffit pas
Le cas le plus fréquent que nous rencontrons : un disque dur externe branché en permanence sur le serveur. C’est mieux que rien… mais un rançongiciel qui chiffre le serveur chiffrera aussi ce disque. Un dégât des eaux emportera les deux. Une sauvegarde unique, au même endroit que l’original, protège surtout contre la panne d’un disque.
La version renforcée : 3-2-1-1-0
Face aux rançongiciels, beaucoup de professionnels ajoutent deux exigences :
- +1 copie hors ligne ou immuable : une copie déconnectée du réseau, ou qui ne peut pas être modifiée ni supprimée pendant une durée définie. C’est elle qui vous sauve si un attaquant prend le contrôle de votre réseau.
- 0 erreur : des sauvegardes vérifiées, et des restaurations testées régulièrement.
Deux questions à vous poser
Avant de choisir une solution, répondez à ces deux questions avec votre équipe :
- Combien de données pouvons-nous accepter de perdre ? Une journée de travail ? Une heure ? Cela détermine la fréquence des sauvegardes.
- Combien de temps pouvons-nous rester à l’arrêt ? Une demi-journée ? Une semaine ? Cela détermine la manière de restaurer : récupérer quelques fichiers n’a rien à voir avec remonter un serveur complet.
Ces deux réponses valent mieux que n’importe quelle fiche produit : elles disent exactement quel niveau de protection votre activité exige.
Les erreurs les plus fréquentes
- Ne sauvegarder que le serveur en oubliant la messagerie, les outils en ligne ou les postes où dorment des fichiers importants.
- Ne jamais tester la restauration. Une sauvegarde n’existe vraiment que le jour où l’on a réussi à restaurer à partir d’elle.
- Laisser les sauvegardes accessibles avec les mêmes identifiants que le reste du réseau : un attaquant qui obtient un compte administrateur peut alors tout effacer.
- Ne pas surveiller les alertes. Une sauvegarde qui échoue en silence depuis trois mois est une mauvaise surprise garantie.
Votre checklist
- Nos données importantes existent en au moins trois exemplaires.
- Elles sont stockées sur au moins deux supports différents.
- Au moins une copie est hors de nos locaux.
- Au moins une copie est hors ligne ou non modifiable.
- Nous avons réussi une restauration complète au cours des derniers mois.
- Quelqu’un reçoit et lit les alertes en cas d’échec.
Si vous ne pouvez pas cocher toutes les cases, c’est le moment d’agir, avant d’en avoir besoin. Nous concevons et mettons en place des sauvegardes adaptées à votre activité, dans le cadre de notre accompagnement en infrastructure réseau, puis nous les surveillons et testons la restauration dans la durée.
Passer à l’action
Besoin d’une infrastructure fiable ?
Contactez-nous pour sécuriser votre réseau d’entreprise.